Comment vos messages sont protégés
Le chiffrement, le cloisonnement de l'infrastructure et les défenses qui filtrent le trafic, expliqués en clair.
Chiffré avant d'être stocké
Le contenu transite en TLS 1.3, puis est chiffré en AES-256-GCM avant d'être écrit : il n'est jamais conservé en clair. Pour un fichier, son nom et son type le sont aussi, avec la même clé. Avec l'option de bout en bout, le chiffrement a lieu plus tôt encore, dans votre navigateur.
La clé du message vit dans le lien
Unique à chaque envoi et tirée au hasard, elle n'est enregistrée sur aucun de nos serveurs. Qui n'a pas le lien n'a pas la clé.
Verrous optionnels
L'expéditeur peut exiger un code à usage unique reçu par SMS, ou une signature manuscrite horodatée, avant tout accès.
Détruit à la lecture, ou à l'échéance
À la première ouverture, le contenu et l'élément qui permet de le déchiffrer sont supprimés ensemble. Un message jamais consulté ne reste pas pour autant : l'expéditeur fixe à l'envoi un délai, de 12 heures à un mois, au terme duquel il est détruit de la même façon, sans avoir été lu. Dans les deux cas l'effacement est définitif, pas un simple masquage.
Lire un message demande trois éléments : le contenu chiffré, le vecteur d'initialisation qui permet de le déchiffrer, et la clé du message. Nous les avons délibérément dissociés. Le contenu et le vecteur vivent sur deux machines distinctes, et la clé, elle, n'est stockée sur aucune : elle n'existe que dans le lien que vous transmettez.
Le cloisonnement se juge à une question : que récupère quelqu'un qui prend le contrôle d'une machine ?
| Machine compromise | Ce que l'intrus obtient |
|---|---|
| Serveur applicatif | Du code applicatif, et la clé qui protège les liens. Aucune n'ouvre un message. |
| Base des contenus | Du contenu chiffré, sans la clé ni le vecteur qui permettraient de le lire. Le nom d'un fichier y est chiffré au même titre que lui. |
| Service cryptographique | Des clés qui n'ouvrent aucun message, et un accès aux vecteurs qui reste conditionné à l'empreinte de la clé du lien. |
| Base des vecteurs | Des vecteurs d'initialisation, sans contenu ni clé associés. |
Messages texte comme fichiers, une option de chiffrement de bout en bout déplace encore la frontière. Le contenu est alors chiffré dans votre navigateur avant le moindre envoi, et la clé reste dans la partie du lien située après le « # », une portion d'URL que les navigateurs, par conception, n'envoient jamais au serveur. Elle ne nous parvient donc pas, et SysMeek n'a alors aucun accès au contenu, même en théorie.
Pour un fichier, la différence se joue sur qui peut rouvrir le nom. Il est chiffré dans les deux cas, mais en mode ordinaire nos serveurs le déchiffrent le temps de remettre le fichier au destinataire ; en bout en bout, ils ne le peuvent jamais. Ils n'en gardent qu'un bloc d'octets opaque, restitué tel quel, sans savoir de quoi il s'agit.
Une API REST permet d'automatiser l'envoi depuis vos propres applications. Elle ouvre une porte de plus, et se traite comme telle : chaque appel s'authentifie par un jeton, et ce jeton donne strictement moins de pouvoir qu'on ne l'imagine.
Des jetons qu'on ne peut pas retrouver
Chaque clé fait 256 bits tirés au hasard et n'est affichée qu'une seule fois, à sa création. Nous n'en conservons qu'une empreinte SHA3-256, irréversible. Une clé perdue se remplace ; elle ne se récupère pas, pas même par nous.
L'API ne relit aucun contenu
Les points de consultation ne renvoient que des métadonnées : date d'envoi, lecture ou non, échéance. Aucun ne restitue le message ni le fichier. Un jeton dérobé n'ouvre donc aucun envoi déjà parti.
Restreinte par adresse, révocable sur-le-champ
Chaque clé peut être limitée à une liste d'adresses ou de plages. Sa révocation prend effet dès l'appel suivant, et chaque usage laisse une trace horodatée avec l'adresse d'origine.
Des notifications signées, et vides de contenu
Chaque livraison de webhook porte une signature HMAC-SHA256 qui permet d'en vérifier l'origine. Elle ne transporte que l'identifiant de l'envoi et l'événement : lu, signé, ou expiré.
Chaque requête est inspectée avant que la moindre ligne de code du service ne s'exécute, avant l'ouverture d'une session et avant tout accès aux données. Une requête hostile est écartée sans jamais atteindre l'application.
Moteur de motifs
Détecte les familles d'attaques connues : injection SQL, script intersites, traversée de chemin, sondage automatisé.
Contrôle positif
Chaque page déclare les paramètres qu'elle attend. Tout ce qui n'y figure pas est refusé, plutôt que de tenter d'énumérer le nuisible.
Limitation de débit
Le rythme des requêtes est plafonné par adresse, avec un seuil renforcé sur les pages d'authentification.
Réputation d'adresses
Aux blocages décidés sur place s'ajoutent les listes communautaires CrowdSec, qui signalent les adresses déjà hostiles ailleurs.
Le journal du pare-feu ne conserve ni le corps des requêtes, ni les cookies, ni les en-têtes d'authentification. Il retient ce qui a été refusé, jamais ce que la requête transportait.
Toute défense automatique se trompe parfois. Si une page de refus s'est affichée, voici ce qu'elle signifie.
| Écran | Ce qui s'est passé |
|---|---|
| 403 | Accès refusé. La requête correspond à un motif d'attaque, ou porte un paramètre que la page n'attend pas. |
| 429 | Trop de requêtes. Le rythme d'envoi depuis votre adresse a dépassé le plafond. Il suffit d'attendre. |
| 405 | Méthode non autorisée. Le type de requête employé n'est pas accepté par le service. |
| 418 | « Je suis une théière ! » Trop de tentatives non autorisées depuis votre adresse dans la dernière heure. L'accès se rouvre de lui-même. |
Vous pensez avoir été bloqué à tort ? Écrivez-nous via le support en indiquant cette référence et l'heure approximative.
Les signalements de sécurité sont les bienvenus et traités sérieusement. Nos coordonnées dédiées et notre clé publique figurent dans le fichier /.well-known/security.txt, au format RFC 9116. Merci de nous laisser un délai raisonnable de correction avant toute publication.
Le détail des données traitées et de leurs durées de conservation figure dans notre politique de confidentialité.